Préambule :
1 - La quête du bonheur :
2 - Le cancer :
A –
Le fonctionnement biologique des cellules :
B -
Comment comprendre alors l’apparition du cancer ?
a – L’origine :
b – Les causes :
c – L’évolution :
d – Le contrôle de l’organisme sur les cellules :
e – Le contrôle détourné :
f - L’influence des comportements sur le devenir des cellules :
g - Que faire alors ?
c – Les solutions :
C –
De la cellule dans le corps à l’homme au sein de l’humanité :
a – L’origine :
b – Les causes :
c – L’influence de la société sur l’individu :
d - Le contrôle détourné :
e - Comment les comportements asociaux se développent-ils ?
f - Que faire alors ?
3 - Le microbiote :
Préambule :
L’analyse qui va suivre fait appel au raisonnement analogique et n’a pas l’ambition de s’appuyer sur des faits scientifiquement prouvés. Il s’agit d’une simple hypothèse permettant d’
éclairer certains fonctionnements humains qui pourraient s’améliorer en s’inspirant des tendances naturelles de l’Evolution à organiser la vie.
De la matière à la vie.
Nous avons pu constater, en effet, que l’être humain, dès l’enfance, s’appuie sur
la réalité des faits avant de
se laisser influencer par des certitudes d’ordre social
[cf : Les capacités naturelles de l’enfant].
D’autre part, nous avons compris que tous les fonctionnements biologiques, lorsqu’ils oeuvrent dans le sens de la vie, tiennent compte avant tout de la réalité environnementale grâce à la perception sensible.
Après avoir donc constaté que tous les éléments de l’organisme œuvrent ensemble
dans le respect de chacun pour résoudre toutes les situations, nous allons tenter de répondre à certaines questions qui ont bien souvent trouvé des réponses surprenantes à défaut d’être logiques.
Le corps humain dans le monde réel :
- A l’intérieur : cohésion et cohérence des comportements,
- En limite de corps : perception sensible,
- Avec l’environnement : interrelations, partage et solidarité.
S’agissant d’hypothèses, toutes les pages qui vont suivre seront précédées de la note :
« Sous réserve de confirmation » (par la communauté scientifique)
.
1 - La quête du bonheur :
On se demande pourquoi le monde va si mal.
Nous sommes pourtant entourés d’exemples qui devraient nous permettre de nous améliorer. Ces exemples sont de deux sortes : les bons
pour être reproduits, les mauvais
pour être évités.
Alors que nous observons, chaque jour, les êtres humains bouleverser le monde dans lequel ils ont pris le pouvoir, essayons de
comprendre comment fonctionne le monde des cellules pour parvenir à créer la vie de chaque être humain.
Quant aux hommes, il est facile de saisir leur façon d’aborder la vie : ils aiment le bonheur, et se plaignent de ne pas le trouver, ils disent détester la guerre et les souffrances qu’elle engendre, mais ils ne peuvent se passer des conflits.
Alors que les animaux combattent pour le territoire assurant leur survie, ou pour protéger leurs petits, l’homme se bat contre sa propre espèce, et contre toutes les autres. Un homme seul peut envoyer des milliers d’hommes à la mort pour un territoire dont il n’a pas besoin, parfois au nom d’un empire déchu ou au nom d’un Dieu de la guerre qui lui aurait octroyé un territoire. Il peut aussi agir ainsi pour son propre compte.
Mais l’être humain aime surtout l’argent et le pouvoir qui, toutefois, ne le satisfont jamais.
Se pose-t-il les bonnes questions ?
Serait-il donc incapable de s’inspirer des exemples que la vie lui propose à chaque instant ?
Avant toutes choses, l’homme se dit en quête du bonheur.
Physiologiquement, comment le ressent-on ?
L’IA, qui est
incapable de le ressentir, nous répond pourtant :
« Quand on est heureux, on ressent une sensation de légèreté, d'apaisement, de sérénité, de plénitude et de bien-être ».
Un bébé nous montre le bonheur par la joie qu’il éprouve à communiquer avec son environnement. Pour cela, une seule condition lui suffit : celle de
ressentir. Il se montre même capable, sans l’aide de la parole, de nous faire ressentir son bonheur.
Etre heureux, ce serait donc ressentir du bien-être et de la joie. Cela n’a rien à voir avec la méditation lorsqu'elle consiste à s’isoler d’un environnement vivant pour tenter d’éprouver ses sens dans le silence d’un milieu soigneusement choisi.
Pourquoi cette incapacité à trouver le bonheur ou, plus simplement, à le ressentir ?
Le meilleur moyen pour cela est de comprendre son propre corps et de suivre son exemple.
Notre corps est composé d'environ 37 200 milliards de cellules (3,72 × 10¹³ en notation scientifique). Comment ressent-il le bien-être ? Pourquoi le ressent-il ?
Parce qu’un nombre incroyable de cellules, toutes différentes les unes des autres,
fonctionne en harmonie, sans conflit qui crée souffrance ou mal-être… 37.200 milliards de cellules
qui coopèrent.
Par exemple, que font-elles pour nous nourrir ?
Les cellules des mains recueillent la nourriture,
Les cellules musculaires des membres supérieurs la portent à la bouche,
Les cellules de la bouche récupèrent la nourriture et la malaxent,
Celles de l’estomac sécrètent de l’acide et celles de la paroi musculaire la réduisent en bouillie.
Celles de l’intestin trient les éléments nutritifs, les absorbent et les déversent dans le sang.
Le cœur, par le sang, redistribue la nourriture à tout l’organisme.
Les déchets aboutissent au rectum qui les stocke en attendant de les évacuer.
Une seule cellule de notre corps
s’attribue-t-elle la richesse de plusieurs milliards de ses semblables alors que
cela se produit chez l’homme ? Que se passerait-il si c’était le cas ?
Par chance, dans notre corps, ce n’est pas le cas.
Les cellules du cerveau prennent ce dont elles ont besoin, tout comme celles du rectum.
Aucune ne prend plus que ce dont elle a besoin, la seule chose qui les différencie réside dans des besoins énergétiques inégaux.
Les deux « savent » qu’elles ne peuvent se passer l’une de l’autre. Leur survie est
étroitement dépendante de l’organisme qu’ensemble elles contribuent à faire vivre.
Même si elles ne sont pas égales dans leur fonction, elles le sont
dans leur importance.
Le cerveau mourrait sans ses éboueurs, et le rectum accompagnerait la mort du cerveau.
« Aucune cellule ne travaille pour elle-même,
mais chacune œuvre pour l’ensemble des cellules de la communauté corporelle. »
Nous, les êtres humains qui nous pensons très intelligents, considérons que les cellules du cerveau sont plus intelligentes que les cellules du rectum et que, de même, les hommes politiques ou les financiers méritent plus que les éboueurs. Un tel jugement est-il justifié ?
Les cellules qui constituent les éponges possèderaient-elles alors un « savoir » que les hommes n’ont pas ? Rappelons-nous que, dès le début de l’Evolution, elles ont « compris » qu’elles y gagneraient
en associant leurs compétences, sans s’exploiter les unes les autres.
Eponge.
D’ailleurs, si l’on oublie la notion d’intelligence comme moteur de l’Evolution, on constate que
même les particules de matière tout au début
s’associent pour gagner en taille et en fonctions multiples.
C’est ainsi que chacune possède
une fonction et une identité propres, de même que chaque être humain possède un
« don » différent et complémentaire de celui de tous ses semblables. Cette fonction est accomplie avec facilité lorsque ce « don » de naissance est librement exploité ; elle l’est difficilement lorsque le « don » est abandonné pour se conformer à la règle collective..
Nous l’avons vu, pour l’ouvrier ou l’éboueur au physique adapté, le travail physique est plus facile que pour l’ingénieur davantage « musclé » au niveau intellectuel ; mais pour l’ingénieur dont la capacité est de faire travailler ses cellules grises, il ne devrait pas y avoir de sentiment de supériorité : il possède seulement
une facilité accordée par la nature dans son domaine.
C’est ainsi que l’ingénieur ou l’architecte saura concevoir un objet ou un gratte-ciel que seul l’ouvrier pourra construire.
Rien ne peut naître de l’absence de l’un d’entre eux.
Ouvrier sans employeur : rien ne change.
Architecte sans ouvrier : rien ne change.
Collaboration : le monde peut changer.
Nous pouvons aussi évoquer l’importance du paysan ou du policier qui ne comptent pas leurs heures pour nourrir ou protéger. Pour chacun l’heure de travail représente
un même effort solidaire. Pourquoi de tels écarts de salaire ou de richesses qui n’aboutissent qu’au
gaspillage des ressources, ce que ne pourrait se permettre un organisme
bâti pour vivre ?
What a difference between ‘Sapiens’, hunting to survive, and «
Insensatus » the smooth-talker, oblivious to the world in which he lives !
La chasse pour vivre.
L’extermination pour l’argent.
It is in this way that, thanks to their solidarity and complementary functions, all the cells build our body and keep it alive; these cells are so intelligent that humankind seems quite incapable of matching them.
In the human body, and in that of any other living being, this perfect collaboration is known as ‘good health’. Conversely, malfunctions in this solidarity manifest themselves as what we call "illness".
« Homo Insensatus » is well acquainted with these malfunctions, which he induces at will within the international
« human organism ».This organism comprises billions of different and complementary human beings, millions of
territories with complementary resources, and… thousands of kilometres of walls designed to steal or protect resources that existed solely to be shared.
Mur de séparation.
Homo’s narcissistic brain cells lead him to imagine himself as perfect; this is why he can claim all the credit and all the wealth for himself.
If the assets are financial, this condition is called corruption; on a physical level, this condition could be compared to an addiction to the pleasure derived from sugar or alcohol, resulting in obesity or diabètes.
If these traits are territorial in nature, this pathology is called dictatorship: it could then be likened to a brain injury causing a loss of sensitivity, with an inability to feel the suffering inflicted on one’s fellow human beings, or to a cancer that invades and takes over large parts of the body.
L’appétit démesuré et le mépris de la vie.
This is how, in the human world, a multitude of disorders can arise. In the individual, conflicts create stress; stress generates an inner conflict which may manifest as a physical illness or be channelled into violence.
But whether internal or external, violence is always destructive.
Let us therefore examine two types of cellular processes that closely resemble human functioning : one pathological—cancer—and the other physiological—the presence of the gut microbiota.
Fin le 14/07/2026.
2 - Cancer :
Cancer arises in an already established organism. If the original cell had in fact been cancerous, the subsequent cells would immediately have formed a mass of cells incapable of differentiating and would have been
expelled by the host organism.
To understand the mechanisms by which cancer arises, we must therefore begin by understanding the conditions that determine the development of the body’s cells, leading to a healthy adult human being.
A - Le fonctionnement biologique des cellules :
La première cellule, à partir de laquelle se formera l’être humain, résulte de la fécondation d’un ovule par un spermatozoïde, deux cellules complémentaires dont chacune apporte son propre ADN. La fusion des deux cellules parentales
aux caractéristiques différentes va apporter
deux manières complémentaires d’intégration dans le monde vivant.
Fécondation.
Pendant la période où la cellule résultante se contente de se diviser, sa multiplication ne diffère pas de celle de la cellule cancéreuse.
Multiplication des cellules par division.
C’est quelques jours plus tard, au stade de la
blastula, que les choses changent : les cellules poursuivent leur multiplication, mais en suivant
un plan de construction. Elles se disposent pour former une sphère creuse.
Blastula - Le début de l'organisation.
Puis, après l’implantation de l’embryon dans la paroi utérine, entre le 6ᵉ et le 10ᵉ jour, débute la gastrulation : entre la 2ᵉ et la 4ᵉ semaine les cellules s'organisent en trois couches distinctes, l'ectoderme, le mésoderme et l'endoderme, marquant la
première différenciation des cellules.
La cavité qu'elles délimitent s'ouvre vers l'extérieur par le blastopore, elle deviendra plus tard l'appareil digestif.
Ces couches renferment les cellules souches qui donneront naissance aux tissus et aux organes entre la 4ᵉ à la 10ᵉ semaine. On assiste alors à la formation des premiers organes (cœur, système nerveux, etc.). A la 8ᵉ semaine, l’embryon devient alors fœtus.
On constate ainsi qu'avant de parvenir à peupler le monde d'êtres vivants tous différents, les cellules, d'abord indifférenciées, ont commencé à
se grouper en colonie et
communiquer entre elles pour œuvrer dans une direction commune
Le monde vivant.
Pour réaliser un tel exploit, elles ont dû « apprendre » que leur autonomie est relative, apprendre une spécialité (respiration, circulation, digestion...), apprendre leur appartenance à un organe et apprendre qu’elles appartiennent à un
organisme vivant capable de coopérer avec d’autres organismes.
« Mais ensemble nous allons survivre et faire de grandes choses ».
Morula.
Gastrula.
Leucocyte.
Neurones de la vision.
Myocyte.
Neurone.
Les cellules corporelles.
On constate alors que :
« Seule l’association et la coopération de milliards d’entités microscopiques intelligentes,
se montre capable de créer la vie, la santé, et le bien-être d’un être humain
»
B – Comment comprendre alors l’apparition du cancer ?
Le terme « cancer » désigne des maladies très différentes les unes des autres selon l’organe atteint. Ces maladies nécessitent le plus souvent des traitements qui ne laissent aucune possibilité de survie aux cellules cancéreuses. Cependant, ces cellules cancéreuses ne sont pas les seules responsables : d’autres facteurs entrent en jeu dans leur apparition.
Aussi est-ce le
fonctionnement général des cellules cancéreuses dans l’organisme que nous allons aborder.
Nous pourrons alors tenter d’
établir un parallèle entre ce dysfonctionnement cellulaire et certains comportements humains.
a – L’origine :
Les premières cellules du corps humain résultent de l’assemblage de deux cellules parentales a priori normales ; dans le cas contraire elles ne pourraient constituer un fœtus viable.
C’est lorsque l’organisme est achevé que peut survenir un disfonctionnement dans une ou plusieurs cellules dites cancéreuses qui vont alors se diviser et proliférer à un rythme rapide.
Incapables de se différencier, elles demeurent des
cellules jeunes et immatures.
En outre , chaque cellule contient l’ADN, à la fois
carte d’identité de la cellule et
cadre de fonctionnement de tout l’organisme.
Mais cet ADN n’est pas figé : certains
gènes se déplacent le long de la chaîne d’ADN
[cf : épigénétique], la faisant évoluer au fil des informations qui lui parviennent du milieu extérieur.
L'ADN contient les règles de construction et d’insertion de la cellule
dans la communauté cellulaire.
b – Les causes :
Les causes de l’apparition d’un cancer sont très variables.
Elles incluent des facteurs génétiques, environnementaux (pollution ou rayonnements UV), et des
inflammations chroniques. Elles incluent aussi des habitudes de vie (tabagisme, alcool, alimentation déséquilibrée). Or si l’on exclut les causes génétiques, on constate que les facteurs d’apparition sont
essentiellement environnementaux.
Pollution, rayonnements, inflammations chroniques et habitudes de vie sont essentiellement dangereux dans la durée, car ils sollicitent la réparation de l’ADN ou le remplacement des cellules malades. Au fil des divisions, et malgré ces réparations, les mutations de l’ADN se multiplient et vont favoriser l’apparition d’un cancer.
c – La néoplasie :
Ce mot vient du grec "neos" (nouveau) et "plasis" (formation), signifiant littéralement
"nouvelle formation". Utilisé dans le domaine médical, ce terme donne une première idée des caractéristiques de l’envahisseur.
Il s’agit de l’apparition de cellules jeunes, différentes des autres,
dont le comportement va échapper au programme préétabli de construction et de fonctionnement de l’organisme.
En se divisant, elles vont proliférer de
façon anarchique.
Cette prolifération, d'abord
locale, va s'étendre dans le tissu avoisinant. Puis ces cellules anormales vont
essaimer dans tout l’organisme.
d – Le contrôle de l’organisme sur les cellules :
Tout au long de l’existence, notre corps se développe et fonctionne grâce à la multiplication et au
renouvellement de nos cellules. Chaque jour, certaines meurent et d’autres naissent. Quant à l’ADN, il va subir des mutations liées soit à des dysfonctionnements corporels, soit à des toxiques. Toutefois, nous possédons des
moyens de protection : le système immunitaire, la correction des anomalies de l’ADN, ou encore l’
apoptose que l’on qualifie de suicide cellulaire programmé. Ce dernier mécanisme existe chez le fœtus : les cellules interdigitales meurent pour permettre l’apparition des doigts. Le programme de la cellule prévoit aussi son autodestruction lorsqu’elle est trop ancienne ou qu’elle a subi un dommage irréparable de son ADN.
e – Le contournement des règles :
Or les cellules cancéreuses échappent à cette régulation naturelle de l’organisme.
Elles ignorent les règles collectives et, en se multipliant, elles s’étendent sur le territoire des cellules saines. Ce faisant, elles puisent leur énergie dans les
nutriments disponibles dans le corps, notamment le glucose.
Melanome.
De plus, comme il s’agit de cellules appartenant à l’organisme, le système immunitaire reste le plus souvent
silencieux. Elles vont donc
échapper aux forces de l’ordre de l’organisme et continuer à accumuler les mutations.
Proliférant rapidement, elles vont tout d’abord demeurer groupées et former une tumeur qui va peu à peu
envahir un organe et le rendre incapable de fonctionner correctement.
Poumons sains. |
Invasion d’un territoire corporel. |
Ultérieurement, les cellules cancéreuses
vont migrer vers d’autres organes qu’elles vont coloniser. On parle alors de
métastases.
Colonisation progressive par des métastases.
f - L’influence des comportements de l'individu sur le devenir de ses cellules :
La négligence joue un rôle majeur dans l’apparition des cancers. S'ils deviennent plus fréquents avec l’âge en raison de l’affaiblissement progressif de nos mécanismes de protection et de réparation, l’apparition de mutations augmente surtout considérablement lorsque nos cellules sont
soumises durablement à des comportements toxiques : consommation de tabac, d’alcool, mauvaise alimentation ou manque d’activité physique.
En définitive, une seule cellule cancéreuse peut, après multiplication,
« s’attribuer » toute la richesse du corps et le mener à la mort.
g - Que faire alors ?
Dans le cas du cancer, il n’est pas possible d’agir directement sur certains facteurs, comme le vieillissement ou l’hérédité. Le corps lui-même semble démuni face à ces cellules néfastes qui appartiennent cependant à l’organisme.
Par contre, il est possible d’agir sur nos comportements. Ainsi, il est admis que près de la moitié des cancers pourrait être évitée préventivement si nous changions nos habitudes : adopter une alimentation saine et variée, s’adonner à des activités physiques, cesser de fumer ou s’adonner à l’alcool.
Lorsque le cancer est déclaré, les
guérisons spontanées sont rares, mais un
changement de vie drastique mène parfois à des rémissions, accordant une durée de vie plus longue.
Que propose la médecine a défaut de parvenir à réintégrer les cellules rebelles dans le fonctionnement général de l’organisme ? Jusqu’à maintenant, il s’agit avant tout de
moyens agressifs, soit par éradication (chirurgicale ou par molécules toxiques), soit par stimulation du système immunitaire grâce à des agents infectieux
(BCG).
C – De la cellule dans le corps à l’homme au sein de l’humanité :
Nous en savons maintenant assez pour pouvoir établir un parallèle entre les comportements cellulaires au sein de l’organisme et certains comportements humains qui mènent inévitablement aux conflits et à la destruction.
Les dérives de comportements dans les sociétés humaines sont très différentes les unes des autres. Cependant, en dehors des idéologies intégrées dans la culture, certains comportements préjudiciables sont récurrents : vol, violence, mensonge…
Les causes de ces comportements sont doubles : pathologiques, ou environnementales. Relevant uniquement de la médecine les causes pathologiques ne nous concerneront pas ici.
Ayant donc pris connaissance des capacités innées de l’enfant et de son sens moral [Lien] en particulier, nous envisagerons ici que ces comportements aberrants
découlent d’une influence extérieure qui a réorienté les tendances naturelles de l’enfant.
a – L’origine :
Tout comme la cellule originelle, issue de deux cellules parentales, le nouveau né est issu de deux parents aux
caractéristiques complémentaires.
Il a donc
accès à plusieurs comportements possibles, celui de son père et celui de sa mère ou un mélange des deux. Au contact de ses parents, il apprend peu à peu
à distinguer les avantages et les inconvénients des capacités dont il a hérité.
b – Les causes :
Grâce à ses
capacités l’enfant devrait s’épanouir
en choisissant les meilleures solutions lorsque surgissent des difficultés. Or ce n’est pas toujours le cas.
Quelles raisons peuvent entraîner des perturbations chez l’enfant ou l’adolescent ?
Ayant exclu une pathologie avérée, nous pouvons envisager un
environnement imparfait ou nocif, par exemple des lacunes dans l’éducation parentale et scolaire : l’apport de la collectivité dans le bien-être individuel
n’a pas été suffisamment expliqué, de même les contraintes sociales qui impliquent la primauté du respect de l’autre sur ses propres pulsions
n’ont pas été comprises. La société est alors rejetée.
D’autre part, chacun a pu constater que l’enfant parle la langue qu’il a entendu parler par ses parents.
De la même manière, il va
reproduire les comportements observés : ceux des parents seront essentiels, plus tard les comportements sociaux les plus répandus seront considérés comme
la norme à respecter. Cela pourra inclure la violence et de nombreux comportements asociaux.
L’enfant possède donc, dès la naissance, les capacités indispensables pour s’intégrer dans le monde
grâce à ses sens, et dans la collectivité
grâce à son intelligence innée. Mais, dans le monde de l’homme, il doit bien souvent
oublier ses propres connaissances pour donner la priorité au langage et aux règles de son groupe.
Assemblée Nationale : la réflexion collective. |
Palais de Justice : la loi et le droit. |
On pourrait penser que le sens moral et le respect de sa propre communauté, inscrits dans ses gènes, pourraient suffire à une parfaite intégration sociale, mais ce n’est pas le cas.
Comme il a été vu à propos du langage,
les comportements collectifs sont trop différents pour avoir été intégrés dans les gènes. L’évolution de chaque société s’est faite au fil des millénaires, et leur isolement les a poussées à instaurer des règles très différentes. Pour survivre en effet, certaines sociétés ont développé
la compréhension de la nature et de l’agriculture. D’autres ont jugé plus efficace de
s’approprier des biens déjà existants et ont intégré la guerre dans leurs règles de vie.
Comme nous l’avons vu à propos de nos cellules rendues malades par nos habitudes de vie, l’être humain adulte n’échappe pas aux habitudes sociales.
Pour comprendre les processus d’adaptation sociale et les dysfonctionnements de l’enfant jusqu’au jeune adulte, il faut donc avoir à l’esprit que son identité doit s’insérer dans une communauté de millions d’individus au sein d’une nation, et de milliards au sein de la population mondiale.
Ainsi ce que chaque cellule de son corps est capable de faire, l’homme en serait-il incapable ?
L‘homme, résultat de la coopération de 37 mille milliards de cellules, serait-il moins intelligent
qu’une seule d’entre elles ?
c – L’anarchie :
Chez les jeunes, on constate que le mal-être s’exprime souvent par la violence. N’ayant pas encore assimilé le bien-fondé des règles sociales, ils ont naturellement tendance à imposer leurs volontés au moment où ils affirment leur personnalité.
Leurs reproches envers la société vont les amener alors à
s’identifier à un groupe semblant adhérer à leurs propres convictions.
Ne pouvant faire entendre leurs besoins, ils vont vouloir détruire le système qu’ils jugent oppressif, ou
bâtir leur propre système sur le territoire qu’ils se seront attribués.
Ils possèdent certes le sens de la fraternité, refusent les inégalités et l’injustice, mais ils n’acceptent pas que leur liberté s’arrête
là où commence celle de l’autre.
d - Le contrôle de la société sur les individus :
Dans le monde humain, chaque nation possède son propre système immunitaire : armée, police, milices...
Les armées observent l’environnement au-delà des frontières et adaptent leurs armes en fonction des inquiétudes, des prévisions ou des besoins réels.
A l’intérieur des frontières, la police est présente également pour protéger les populations des individus nuisibles.
De même les services sociaux interviennent pour aider les malades ou les personnes en difficulté.
Les pompiers agissent eux aussi, au mépris du danger, pour protéger les individus et les biens.
Quant au personnel des impôts, il est également présent pour prélever une part des richesses individuelles. Ce prélèvement permet d’assurer le fonctionnement général à même de préserver la richesse de chacun : les routes sont indispensables pour aller à son travail et pour alimenter l’industrie et les commerces, les trottoirs permettent d’accéder aux magasins, et les informations utiles pour planifier sa journée.
Dans un état vraiment démocratique, à l’instar d’un organisme vivant, toutes ces fonctions se doivent d’être
au service du bien être général, de même que toutes les fonctions corporelles n’existent que pour la santé et
le bien être de toutes les cellules.
e - Le contournement des règles
On pourrait établir un parallèle entre les cellules cancéreuses « jeunes » qui échappent au
contrôle du système immunitaire, et la jeunesse des quartiers qui échappe au
contrôle de la société : soit qu’elle n’ait pas reçu l’éducation parentale ou sociale nécessaire, soit qu’elle se révolte contre des injustices flagrantes (et parfois pour toutes ces raisons), elle refuse les règles collectives et s’
octroie des territoires dans des zones fragiles.
Regroupée en communauté dans ces territoires, cette jeunesse va y instaurer son ordre propre. Les forces de l’ordre y auront difficilement accès, d’autant plus qu’elles se trouvent retenues par la protection accordée de fait par la collectivité à ses enfants.
Zone d'exclusion . |
Point de deal. |
Ces territoires vont pouvoir s’étendre peu à peu, accueillant d’autres types de population en souffrance, qui se nourrissent des
« nutriments » disponibles, en l’occurrence l’argent de la drogue.
On constate une
dispersion progressive de ces points de deal dans la nation.
f - L’influence de la société sur l’individu :
Prises à temps, les perturbations qui touchent une partie de la jeunesse pourraient être corrigées par une éducation
qui renforce leur ses moral inné. Encore faudrait-il que la communauté donne l’exemple. Mais lorsque les comportements dévoyés observés chez les adultes s’inscrivent dans ses propres habitudes, seule la répression semble adaptée… avec la révolte en corollaire.
L’environnement adulte serait-il donc responsable de cet état de choses, que cette influence soit induite par un environnement proche toxique, ou des
idéologies culturelles ?
g - Comment les comportements asociaux se développent-ils ?
Pour que la jeunesse soit en révolte contre la société, il faut qu’elle ait accumulé suffisamment de
sentiment d’injustice sans avoir vraiment constaté un réel souci de réparation Il est vrai que si une loi est relativement facile à établir, il faut beaucoup plus de temps pour voir les mentalités changer dans une collectivité.
Au fil des années, la multiplication des mauvais exemples, l’exposition aux influences toxiques et aux injustices auxquels s’ajoutent l’affaiblissement des mécanismes de protection de la société, aggravent la situation.
La négligence des adultes quand il s’agit de tenir compte d’une injustice, ainsi que
l’exemple déplorable qu’ils donnent parfois dans l’exercice du pouvoir, jouent un rôle déterminant dans les comportements de la jeunesse.
Et n’oublions pas aussi l’influence de la
publicité trompeuse lorsqu’il s’agit de vendre des produits addictifs qui se révèlent à l’origine de
troubles de la santé : les bénéfices réalisés ne devraient-ils pas financer les soins médicaux nécessaires ?
Comme dans le cas du cancer où une amélioration du mode de vie pourrait en limiter l’apparition, il pourrait être déterminant que la collectivité, et à plus forte raison les dirigeants de ce monde, donne aux jeunes l’exemple de
comportements qu’ils ont trop souvent
oubliés].
h - L’influence des agressions extérieures :
Nous avons pu voir, dans le cas du cancer, que la négligence peut être déterminante dans son apparition. Le plaisir addictif (tabac, alcool...) prime sur une vie saine.
Au niveau des nations, cette négligence consiste à oublier de prévoir une agression, ou avoir oublié que la coopération entre nations contribue à la force de l’ensemble.
On découvre alors que les conflits humains
sont similaires aux mécanismes pathologiques corporels.
C’est ainsi que l’humanité tout entière peut être assimilée à un organisme vivant dont chaque nation serait un organe.
Or dans cet organisme vivant, à l'instar des cellules dans le corps, l’homme cohabite avec des millions d’
espèces.
Les nations dans le monde.
Nous avons vu qu’une pathologie peut survenir dans le corps et ses organes à partir d’une agression extérieure, il en est de même pour une nation.
Les organes dans le corps.
Dans l’organisme humain, lors d’une infection grave pouvant conduire à la mort,
une aide extérieure doit être apportées par la médecine :
les antibiotiques sont indispensables pour combattre l’infection et, lorsqu’elle est nécessaire,
l’oxygénothérapie soutient les fonctions générales.
De toute manière, pour que la santé soit restaurée, l’agression doit obligatoirement cesser.
Dans le corps,
tous les organes collaborent pour entretenir la vie. La mort de l’un d’entre eux désorganise l’ensemble, ou même peut entraîner la mort de tous.
Que se passerait-il si un organe en attaquait un autre ? Fort heureusement, il n’en est rien. Mais ce qui n’existe pas entre les organes corporels existe malheureusement entre les nations.
Dans ce cas, on retrouve les mêmes processus que lors d’une infection ou d’un cancer :
- une ou plusieurs parties d’une nation peuvent être envahies,
Infection.
- et la colonisation peut se poursuivre telle des
métastases. A défaut d’une aide extérieure, les populations d’origine vont peu à peu disparaître, jusqu’à la disparition même de la nation préexistante, phénomène que l’Histoire nous raconte depuis la nuit des temps.
Métastases.
Une nation trop faible ne peut survivre en effet qu’avec
une aide extérieure qui va lui apporter
les armes pour se défendre et les
moyens financiers pour gérer les fonctions administratives et soutenir l’économie.
Là encore, seule l’action d’un organisme international soutenu par le sens moral et le sens de la justice
de tous ses membres serait décisif.
Pour l’instant, les êtres humains en semblent bien incapables.
i - Que faire alors ?
Deux propositions sont aujourd’hui valorisées.
– celle de l’homme :
Au niveau corporel on n’échappe pas au cancer
sans tuer les cellules invasives. Cela n’épargne pas l’organisme, mais la guérison est à ce prix.
Au niveau des nations, on n’échappe pas à la colonisation sans violence, laquelle développe chez les enfants un sentiment d’injustice et de révolte qui peut
se prolonger durant des générations.
Aussi, lors d’une agression, seul le plus fort a-t-il le pouvoir d’arrêter le conflit. Mais il s’agit là de
force morale.
Rares sont les empires coloniaux qui ont accepté de restituer les territoires conquis à leurs légitimes propriétaires. Pour y parvenir, il y faut la compréhension, voire l’acceptation à renoncer à la richesse des territoires précédemment conquis.
Dans le cas du cancer l’éradication prime sur les soins, de même, dans les sociétés humaines, la guerre semble une solution bien plus facile que le dialogue
lorsque l’empathie a été perdue.
- celle de la Nature :
Elle nous l’indique par les orientations qu’elle a prises avant même l’apparition de l’homme :
- elle nous a fait découvrir des milliards de particules
toutes différentes, chacune possédant une fonction propre
[cf : la naissance de l'Univers],
- elle nous a montré que
l’association de tous ces éléments aboutit à un résultat à la fois constructif et évolutif.
- enfin elle nous a appris que la vie
ne peut exister sans capacité à ressentir et qu’elle
ne peut survivre sans le respect du monde vivant.
La vie est apparue avec la sensibilité introduite dans le monde de la matière. C’est par le respect que la vie a pu s’épanouir.
Plus tard, en nommant les choses et les actes, « Insensatus » a oublié que nommer les choses n’est pas les vivre.
« Sans sensibilité, la vie ne peut apparaître,
sans capacité d’empathie, elle ne peut survivre. »
3 - Le microbiote : (bientôt)
- La communication chez homo sapiens :
(bientôt)
Bibliographie :