3 -
Le microbiote intestinal :
A –
Les bactéries étrangères à l’organisme humain :
a – Comment le microbiote se forme-t-il ?
b – Quel rôle joue-t-il ?
1 - Le microbiote intestinal dépend des besoins énergétiques de l’organisme :
2 – En l’absence de microbiote, on constate l’apparition de carences :
3 - Le microbiote joue un rôle dans d’autres fonctions :
4 – Au cours de la vie d’un individu, son microbiote va se modifier :
c – Comment est-il accueilli par l’organisme ?
d – Quelles particularités allons nous retenir de cet ensemble de fonctions ?
B –
Des cellules immigrées dans l’organisme humain aux populations immigrées dans le monde :
a – Fonctions cellulaires et humaines :
1 – L’immigration est influencée par les besoins énergétiques :
2 – La population immigrée est indispensable au fonctionnement économique :
3 - La population immigrée joue un rôle dans de multiples secteurs de l’économie :
4 – Cette population nouvelle se transforme progressivement :
b – L’hébergement (accueil) du microbiote par l’organisme :
1 – Procréation :
2 – Le corps humain se forme à partir d’un embryon :
2 - Rétablir un microbiote intestinal varié et sain :
C –
Les populations étrangères au sein des nations :
a – Quel rôle ces populations étrangères jouent-elles ?
1 - La contribution démographique :
2 - La contribution économique :
3. La diversité culturelle et sociale :
b - Quel rôle les populations humaines locales jouent-elle dans leur relation ?
c - Comment les comportements asociaux se développent-ils ?
d - Que faire alors ?
D –
Vers un organisme et une humanité respectueux et justes :
a – Que propose l’homme ?
b – Que propose la nature ?
« Sous réserve. »
3 - Le microbiote intestinal :
A - Les bactéries étrangères à l’organisme humain :
On imagine le plus souvent que le corps n’est constitué que de ses propres cellules. En réalité, tout comme la Terre est habitée par des milliers d’espèces, toutes indispensables à la vie, notre corps héberge aussi, tant à sa surface que dans ses profondeurs,
des milliers d’espèces différentes constituant des
microbiotes.
Si l’on prend en compte une étude menée par des chercheurs israéliens sur tous les microbiotes hébergés (peau, bouche, poumons…), on estime le nombre total de bactéries chez un individu de référence (70 kg, 1,70 m, 20‑30 ans) de 39 000 milliards (3,9 × 10¹3), soit un nombre
comparable à celui des cellules qui composent le corps.
Selon l’INSERM, le
microbiote intestinal, le plus peuplé, compte environ 10.000 milliards (10¹³) de micro‑organismes. Il est constitué d’un millier d’espèces différentes.
Ces cellules « étrangères »
seraient-elles dangereuses pour notre corps et si inquiétantes que nous devrions nous en débarrasser, ou alors auraient-elles une fonction ?
Le rôle du microbiote intestinal sur notre santé est aujourd’hui de mieux en mieux connu et son altération pourrait expliquer certaines maladies, en particulier les processus auto-immunes ou inflammatoires.
a – Comment le microbiote se forme-t-il ?
Les chercheurs découvrent aujourd’hui que
le développement et la santé d’un enfant sont sous la dépendance directe de son microbiote, et que celui de la mère joue un rôle déterminant. Dès la 24ème semaine de gestation, le fœtus possède déjà, en effet, un microbiote constitué de
bactéries originaires du milieu utérin maternel.
Ce microbiote
va se modifier à la naissance, de manière différente selon le mode d’accouchement : lors d’un accouchement par voie basse, il s’appropriera la flore vaginale et fécale ; lors d’une naissance par césarienne, il s’appropriera des micro-organismes issus de l’environnement immédiat.
Au cours des années suivantes, le microbiote intestinal
va continuer d’évoluer sous diverses influences dont l’alimentation est la plus importante. (l’environnement, l’alimentation, les traitements médicaux et les réactions individuelles de l’organisme).
b – Quel rôle joue-t-il ?
1 -
Le microbiote intestinal dépend des besoins énergétiques de l’organisme :
Ce sont en effet
les besoins énergétiques de l’organisme qui, par l’alimentation, l’amènent à ingérer des micro-organismes qui constitueront ainsi le microbiote intestinal.
Le métabolisme de ce microbiote va lui-même être assuré par l’alimentation, et en particulier par les fibres alimentaires. Serait-il alors un parasite qui vit aux dépens de l’organisme qui l’héberge ?
Il n’en est rien. S’il se nourrit de nos aliments,
il joue un rôle essentiel dans la digestion, participant aux processus vitaux de l’organisme qui l’accueille (hôte).
Il assure en effet la fermentation des substances alimentaires non digestes.
Il facilite l’assimilation des aliments grâce à des enzymes dont l’organisme d’accueil est dépourvu.
Il assure la dégradation de l’amidon et de la cellulose.
Il synthétise certaines vitamines (vitamine K, vitamines B) et des acides aminés.
Il régule l’absorption des acides gras, du calcium, du magnésium...
2 -
En l’absence de microbiote, on constate l’apparition de carences :
Par rapport à un animal normal, les chercheurs ont constaté que des animaux élevés sans microbiote présentent des
besoins énergétiques augmentés de 20 à 30 %.
3 -
Le microbiote joue un rôle dans d’autres fonctions :
Il agit sur le développement et le fonctionnement du tube digestif : en son absence, la différenciation des cellules de la paroi intestinale demeure
inachevée, le réseau sanguin qui l’irrigue est
moins dense, les cellules immunitaires
moins nombreuses, et la motricité du tube digestif
ralentie.
Comme nous le verrons ultérieurement, ce microbiote
participe également au fonctionnement du système immunitaire qui apprend, grâce à lui, à distinguer les espèces utiles des espèces pathogènes.
Dans la foule, les individus néfastes sont distingués.
4 -
Au cours de la vie d’un individu, son microbiote va se modifier progressivement :
Cette transformation a lieu
en fonction de circonstances diverses : changement de mode de vie, de lieu de résidence, d’alimentation ou apparition de maladies.
Le microbiote intestinal verra alors son rôle transformé par l’arrivée de nouvelles populations de micro-organismes ou, au contraire, la disparition de populations existantes.
c – Comment est-il accueilli par l’organisme ?
Cela nous amène à revoir le fonctionnement de l’organisme sain.
Ce fonctionnement apparaît dès la fécondation.
Au niveau des cellules, pour que les génomes parentaux soient fonctionnellement compatibles, de nombreux mécanismes entrent en jeu : entre autres, les chromosomes sexuels (X et Y) doivent être présents en quantité égale pour éviter des déséquilibres génétiques. Sinon, pour résumer,
aucun génome ne peut imposer ses caractéristiques sans entraîner des problèmes de développement voire des avortements spontanés.
De plus, dès son apparition, l’embryon est soumis au système immunitaire de la mère et à son microbiote. Tout son appareil cellulaire doit
s’y intégrer.
Parallèlement, l’organisme maternel
va devoir tenir compte du fait que l’embryon qu’il héberge possède des gènes étrangers, ce qui devrait l’amener à l’expulser, mais il n’en fera rien. La « tolérance » s’impose.
Ainsi, la tolérance est-elle de mise.
Nous le savons aujourd’hui, une protection excessive contre les microbes
empêche le système immunitaire de reconnaître l’ennemi et génère des allergies chez l’enfant. En nettoyant le microbiote cutané et en ôtant la
graisse protectrice qui recouvre la peau pour la remplacer par des huiles chimiques, le lavage corporel quotidien n’affaiblirait –il pas lui aussi le
système immunitaire en lui ôtant la possibilité de reconnaître les « habitants » utiles des ennemis ?
Savoir reconnaître l’existence d’un danger détermine l’efficacité du système immunitaire.
Il en va de même pour le microbiote intestinal.
Puisqu’il est ensemencé par l’alimentation, la cuisine industrielle ne lui ferait-elle pas perdre une grande partie de ses bienfaits
en stérilisant tous les aliments ? Cette cuisine actuelle, en effet, cherche surtout à séduire par le goût, sans souci des nécessités biologiques.
De même, les traitements médicaux peuvent le modifier : ainsi, en raison de sa toxicité pour toute cellules étrangères à l’organisme, un traitement antibiotique
peut réduire la qualité et la quantité du microbiote pendant plusieurs semaines. Même si les espèces présentes avant le traitement se rétablissent en grande partie, grâce à la réserve que constitue en particulier l’appendice ou iléo-cæcal, des altérations peuvent persister.
Aussi, s’interroge-t-on aujourd’hui sur l’impact possible des pesticides et autres additifs présents dans l’alimentation, à même d’altérer sa composition et sa fonction.
d – Quelles particularités allons nous retenir de cet ensemble de fonctions ?
- La première, c’est que le microbiote intestinal est constitué de
cellules « étrangères » à l’organisme d’accueil. Elles vont le coloniser au fil des contacts qui s’établissent avec l’environnement.
- La deuxième est qu’il est renouvelé par l’alimentation. Il va alors être éliminé avec les fèces
ou demeurer sur place. Il a donc toutes les caractéristiques de touristes de passage ou d’«
immigrés » qui s’installent dans les lieux sans y avoir toujours été invités.
- Sa troisième particularité est de
subir des agressions, non pas de la part des cellules de l’organisme d’accueil, mais
du mode de vie de son hôte. Ainsi, des modifications de l’hygiène de vie,de l’alimentation ou des traitements médicaux peuvent le modifier de façon plus ou moins durable.
Rétablir un microbiote intestinal normal constitue donc actuellement une approche thérapeutique.
Comment l’homme pourrait-il alors intégrer,
dans ses comportements quotidiens, le fonctionnement et les inter-relations entre ses cellules corporelles et les cellules étrangères ?
B - Des cellules immigrées dans l’organisme humain aux populations immigrées dans le monde :
a – Fonctions cellulaires et humaines :
Comparons alors les fonctions du microbiote intestinal et celles des immigrés, deux populations apparemment bien différentes. Que découvrons-nous ?
1 - L’immigration est influencée par les besoins énergétiques :
Chez l’homme qui a besoin des richesses techniques, alimentaires ou énergétiques en provenance de pays tiers, importer des biens de ces pays va favoriser également la venue de leurs habitants.
Mais il est souvent reproché aux immigrés de s’approprier indûment les biens du pays d’accueil ; est-ce bien le cas ? N’apportent-ils pas au moins autant que ce qu’ils reçoivent pour vivre ?
Quels seraient alors les aspects positifs de leur présence ?
Deux cas de figure se présentent :
- le pays d’accueil ne reconnaît pas ces arrivées mais ne les rejette pas. L’
aide qui est toutefois accordée aux migrants signe l’existence du sentiment d’empathie à leur égard.
- en cas de régularisation de leur présence, les immigrés vont apporter leurs compétences.
2 - La population immigrée est indispensable au fonctionnement économique :
En général la légalisation de l’accueil de populations étrangères est liée à un besoin de main d’œuvre dans un secteur économique donné généralement délaissé par la population locale. Ainsi la population immigrée va compenser ces carences.
3 - La population immigrée contribue à bâtir la nation et dynamiser les échanges :
Elle assure des fonctions alimentaires (restauration), réparatrices (chantiers de constructions), de protection (surveillance), ainsi que des fonctions hautement spécialisées, pouvant même lui permettre d’accéder
aux plus hautes fonctions de l’Etat.
4 - Cette population nouvelle se transforme progressivement :
Cette population nouvelle s’est modifiée au fil des arrivées, sans toutefois bouleverser les habitudes culturelles de la nation d’accueil. En effet, les terres d’accueil n’échappent pas aux profondes mutations qui les ont métamorphosées au cours des siècles. Elles ont ainsi intégré en leur sein des vagues de nouveaux arrivants qui leur ont apporté leurs connaissances.
C’est ainsi que « l’invasion » de l’Europe occidentale et du pourtour méditerranéen par les romains (27 av. J.-C. – 476 ap. J.-C.) a favorisé le développement d’un important
réseau de communications.
Les voies romaines.
Plus tard, entre le 4ᵉ et le 7ᵉ siècle, d’importantes migrations
[Huns, Goths, Vikings...] ont peu à peu transformé le paysage socio économique..
Les invasions barbares (150 à 500 ap JC).
Aujourd’hui, les choses n’ont pas changé. L’individu vit dans un monde dont les besoins évoluent, et où et les flux migratoires continuent de transformer les peuples. Toutefois, le facteur essentiel du changement n’est plus seulement lié aux migrations. Les médias, en nous faisant découvrir le monde et la richesse de ses différentes cultures, nous incite à voyager, découvrir et aspirer au changement et accéder à la richesse. La nécessité d’adaptation est devenue permanente. De plus nous oublions trop facilement que la Terre n’est pas la propriété exclusive de l’espèce humaine, mais qu’elle est l’habitat d’une communauté d’espèces, végétales et animales, qui ont toutes le droit d’y vivre et devraient y être respectées.
b – L’hébergement du microbiote par l’organisme :
Nous venons de comparer l’impact du microbiote sur l’organisme à celui d’une population immigrée dans une nation.
Voyons maintenant comment notre organisme se prépare à recevoir ces populations de cellules étrangères.
1 - Dans la procréation, le développement moral et la santé d’un enfant dépendent de l’existence de personnes différentes, dont la richesse dépend elle-même de la variété des expériences vécues.
Etre aimé et éprouver du bien-être sont les premières perceptions qui déterminent le désir d’avoir un enfant.
Le rapprochement de capacités complémentaires favorise l'évolution.
L’association (et non la conquête) des nations favorise les grandes mutations.
Mais auparavant le spermatozoïde doit se préparer à faire de la place dans son univers intérieur pour s’intégrer à une autre cellule.
De son côté, l’ovule va lui aussi faire le ménage pour laisser de la place aux chromosomes du spermatozoïde.
2 - Le corps humain se forme à partir d’un embryon ; pour exister celui-ci a dû concilier deux génomes différents.
Rappelons que pour acquérir les richesses d’une autre nation,
une nation doit accepter de partager une partie des siennes.
La cellule fécondée allie les caractéristiques génétiques de deux cellules différentes et complémentaires,
favorisant les adaptations.
Une nation doit savoir exploiter les capacités multiples de ses habitants
et savoir leur adjoindre celles des nouveaux arrivants.
Plus tard, l’embryon, après avoir concilié la présence des deux génomes, celui du père et celui de la mère, va devoir relever un deuxième défi : s’adapter au microbiote utérin. D’autres formes de vie y existent et il est nécessaire de composer avec elles, d’autant plus que dans ce milieu, évoluent aussi des cellules du système immunitaire maternel qui constituent un danger potentiel.
Le fœtus va devoir vivre au milieu de populations différentes qui pourraient s’avérer incompatibles.
L’embryon est mis en présence du microbiote utérin.
De même, pour survivre, une nation doit savoir observer
ce qui est bon et ce qui est mauvais dans son environnement proche.
Elle doit alors réagir avec justesse.
Parallèlement, le système immunitaire maternel doit savoir faire la différence entre un organisme pathogène, et un embryon qui possède pourtant des caractéristiques « étrangères » et potentiellement dangereuses, celles du génome du père.
Le fœtus va ainsi continuer de profiter de l’hébergement et de la protection de l’organisme maternel. En effet ce système n’est là qu’en surveillance, garant du maintien de l’ordre, c’est-à-dire de la vie en harmonie de la communauté des cellules.
Le système immunitaire va lui aussi découvrir une intrusion dans le milieu qu'il contrôle.
De même, pour grandir, la nation d’accueil doit aussi avoir conscience
de ce qui est bon et ce qui est mauvais pour elle.
Elle doit savoir agir avec justesse, pour le bien de toute la communauté.
3 - Plus tard, pour ce qui est du nouveau-né, l'environnement social va devoir confirmer à son cerveau ces règles de comportement : apprendre de ses parents ce qu'est la différence, les efforts que cela implique de se transformer pour accepter de se conformer à des personnalités différentes alors que l’on souhaiterait imposer la sienne.
C’est ainsi qu’il va découvrir la richesse qu’apporte la complémentarité familiale, puis sociale, et c’est grâce à cette richesse qu’il va s’épanouir.
Après la naissance, l'enfant va devoir s'adapter à un nouvel environnement.
Il va apprendre à composer avec le monde social et en découvrir les avantages.
De même, la nation doit organiser sa réponse aux mondes extérieurs,
collaborer avec ses amis, ou réagir sans tarder si nécessaire.
On retrouve là un aspect de la fonction maternelle qui nourrit et protège l’embryon et l’aide à se construire pour que celui-ci participe un jour à la vie communautaire.
Ainsi, le fœtus puis l’enfant ont pu grandir parce que, à chaque instant, les cellules de l’organisme et les microbiotes ont uni leurs efforts pour le mieux.
De même, au niveau des nations, une intégration respectueuse des lois locales et la reconnaissance de l’apport de chaque culture pourraient rétablir des relations humaines où chacun trouverait sa place.
« L'arrivée de populations étrangères efface des déséquilibres
et impose des changements. »
C - Les populations étrangères au sein des nations :
Nous avons pris connaissance de l’importante population de cellules étrangères à l’intérieur de notre corps, et de ses fonctions tout aussi importantes.
Mais que savons-nous des populations étrangères qui migrent pour s'installer dans un autre pays?
En 2024, le nombre de personnes nées à l’étranger habitant dans un autre pays était estimé à 304 millions, soit 3,7 % de la population mondiale.
Pour prendre l’exemple de la France, en 2025, près de la moitié des
immigrés vivant en France provenaient d’Afrique et un tiers d’Europe..
L'immigration en Europe.
Toutefois, ce qui fait l’importance de l’immigré dans notre propos n’est pas son origine, mais sa fonction possible dans la terre d’accueil.
a – Quelles fonctions ces populations étrangères jouent-elles dans leur terre d’accueil ?
Concernant les microbiotes, leur existence dépend essentiellement des déplacements de l’être humain dans son environnement, et de ses choix alimentaires : le microbiote demeure essentiellement passif voire inexistant si l’être humain évolue en milieu stérile.
Chez l’homme, les conditions déterminant les flux migratoires sont différents.
Ces flux sont essentiellement actifs et déterminés par les décisions et les besoins de ces populations : besoin d’étendre son territoire, besoin de ressources alimentaires, fuite d’un conflit ou attrait d’un enrichissement possible.
Dans les deux cas, celui de l’organisme et celui du monde humain, le résultat demeure toutefois identique : des populations « étrangères » quittent un territoire habituel pour s’installer dans un autre.
Ces « étrangers » qui s’installent sur notre sol sont-ils si nocifs pour nos nations et notre culture ?
Sont-ils si inquiétants que nous devrions tout faire pour nous en débarrasser ?
Avant tout jugement précipité, examinons plutôt leur rôle dans nos sociétés.
Quelle que soit notre pensée à leur égard, reconnaissons que les immigrés jouent un rôle positif dans les nations.
1 - D’un point de vue démographique :
L’arrivée de populations jeunes compense le vieillissement des populations locales et stimule la croissance démographique.
Les départs sont remplacés.
2 - D’un point de vue socio-culturel :
L’immigration permet de découvrir des populations, cultures et traditions jusque là ignorées.
Cultures diverses.
Art africain. |
Art asiatique. |
3 - D’un point de vue économique :
L’arrivée de ces populations complète la main-d’œuvre disponible et soutient la compétitivité.
Ce faisant, elle contribue à la pérennité des systèmes de santé et de retraite.
Les chantiers.
La médecine. |
Les retraites. |
En dehors de cas isolés inquiétants, relayés par la presse et surtout diffusés par les réseaux sociaux au point d’en faire une généralité, ces populations étrangères jouent donc un rôle positif.
Pour ce qui est du microbiote, la médecine, en raison de son importance et des milliers d’espèces différentes qui le constituent, peine à comprendre encore toute sa richesse et son importance pour l’organisme humain.
Il en va de même pour toutes les populations qui se déplacent sur la Terre, et cela depuis la nuit des temps.
Les espèces humaines ont parcouru le monde, ont appris, échangé, se sont entraidées ou se sont fait la guerre. Les civilisations disparues ont laissé un patrimoine qui a évolué et s’est enrichi.
Les peuples actuels, inquiets face aux migrations, ont oublié leur histoire, et tout ce qu’ils doivent à tous les peuples qui les ont précédés.
b – Quel rôle les populations humaines locales jouent-elle dans leur relation avec les immigrés ?
La difficulté de l’homme semble être d’avoir perdu ses capacités naturelles de rencontre et de découverte propres à l’enfant pour les remplacer par une culture collective repliée sur elle-même.
D –Vers un organisme et une humanité qui pratiquent justice et respect ?
Que propose la nature pour y parvenir ?
Elle a intégré le sens moral dans le
comportement de l’enfant, un sens moral qui vient en renfort de son intelligence et pourrait corriger la tendance de l’humain adulte à juger le bien et le mal en fonction de critères changeants.
- Notre corps nous apprend qu’il doit ses extraordinaires réalisations à l’esprit communautaire de ses cellules, à la coordination de leurs capacités individuelles pour leur communauté. Il nous enseigne aussi par ses échecs ; comment le partage mène à la santé, et comment la satisfaction des addictions ou les simples négligences conduit à la maladie. Il nous apprend aussi que trop de compassion pour ses cellules rebelles peut mener à la mort de l’ensemble de la communauté, mais il nous apprend surtout que l’organisme hôte doit être le premier à respecter les règles. Il doit donner l’exemple.
- Quant à notre microbiote, il nous indique les avantages que nous pourrions retirer de nos visiteurs. Aussi, ne manquerons-nous pas de revenir bientôt sur ce sujet.
Certes, les miracles n’existent pas, mais changer nos comportements pourrait avoir beaucoup d’effets positifs. Grâce à l’exemple de ses cellules corporelles, l’homme devrait comprendre l’importance de la vie en société, et apprendre à vivre en fonction du bien-être partagé.
De même, dans les flux migratoires, il devrait d’abord y voir des êtres humains qui peuvent apporter leur richesse, tout en sachant que tous ne peuvent être accueillis.
Peut-être l’homme, dans sa recherche de satisfaire toujpurs plus ses désirs, a-t-il oublié le monde dans lequel il vit, et l’instant qu’il y vit.
On retrouve en définitive dans le fonctionnement des cellules tous les fonctionnements que nous avions découverts chez l’enfant dans ses toutes premières années, des fonctionnements qui se superposent aux fonctionnements incités par le sens moral :
- Le respect de l’autre, sauf lorsqu’il y a un danger avéré,
- L’association des compétences,
- L’assistance face au danger extérieur,
- Sans oublier la coordination des actes par un dialogue permanent qui semble être le plus important.
« Le sens moral du tout petit a hérité du fonctionnement des cellules. »
4 - Le système immunitaire : (bientôt)
- La communication chez homo sapiens :
(bientôt)
Bibliographie :